Ils cherchent un refuge. Ils trouvent un monde à défendre.
Les Mondes sans refuge réunit des romans de science-fiction qui peuvent chacun être lus indépendamment, mais qui partagent un même univers.
Une même ville apparaît d’un roman à l’autre, à des époques différentes. Ses lieux changent, ses habitants aussi. Pourtant, certains détails demeurent : un bâtiment, une histoire, un objet, un personnage…
Ces correspondances ne sont jamais expliquées directement. Elles sont là pour être découvertes.
Mais au-delà de ces liens secrets, les romans racontent une même chose : des femmes et des hommes confrontés à un monde qui veut les contraindre, les exclure ou les faire disparaître. Ils cherchent un refuge, tentent de préserver ce qui compte pour eux et se battent pour leur liberté.
Dans Les Mondes sans refuge, les héros résistent. Mais la victoire n’est jamais garantie.
Les romans de la collection « Mondes sans refuge »



Le progrès a un prix. Leur sang en est la monnaie.
Quand l’État devient un prédateur sanguinaire, que doit-on faire ? Se cacher, fuir, résister… ou s’évader vers un autre monde ?
Lorsque la civilisation s’effondre et que l’air vient à manquer… est-il encore possible de protéger ceux qu’on aime ?
Une même ville…
Les romans de la collection ne forment pas une trilogie au sens classique du terme. Vous pouvez commencer par celui que vous voulez. Mais si vous lisez plusieurs romans, vous commencerez peut-être à reconnaître certains lieux, certains personnages ou certains objets.
Une ville… des décennies qui passent… des personnages qui vieillissent et d’autres qui ignorent parfois qu’ils sont liés à ceux qui les ont précédés… et quelques traces laissées derrière eux… ce sont les liens secrets entre ces romans.
Soleil de sang se déroule de nos jours.
Liparis 312, dans quelques années dans le futur.
Les Invisibles, dans quelques décennies…
Mais pour un lecteur attentif, des liens apparaitront entre chaque roman ; un objet, un lieu, un personnage… Au lecteur de les découvrir.
Vous avez lu les romans et vous vous demandez si vous avez trouvé tous les liens ? Voici les principaux… Certains liens sont faciles à repérer. D’autres sont beaucoup plus difficiles à découvrir. Et il en existe encore d’autres. À vous de chercher.
Découvrez les liens secrets entre les romans
Lieux
Le port : « Le vieux port se réduisait ainsi jour après jour en son ultime noyau. Mais on en était encore qu’à détruire ces masures insalubres alors que déjà des poutrelles d’acier devraient surgir de ce sol assaini, se dressant vers le ciel au-dessus d’un ancien port comblé, cimenté, et remplacé par un immense parking destiné à accueillir des touristes venus profiter d’une plage artificielle et d’un nouveau centre commercial… » (Soleil de sang)
« Lorsqu’il avait vu s’installer lentement ce régime autoritaire, il avait d’abord fait comme tout le monde… il avait laissé faire […], mais la destruction d’une partie de la ville pour imposer un centre commercial moderne […] (Liparis 312)
« Avant la guerre, un vaste projet immobilier avait pour ambition de construire ici, à l’emplacement d’un ancien port, un vaste centre commercial moderne… » (Les Invisibles)
La crypte : « La crypte […] était un des rares témoins des origines du port […]. On voyait encore un imposant élément de fresque […]. La chapelle qui se dressait au-dessus de la crypte puisait ses origines dans les temps les plus anciens […] face à un des murs, un sarcophage probablement millénaire reposait encore […] La voûte du plafond était simple… » (Soleil de sang)
« Un sarcophage sans âge reposait au fond de cette étrange cave aux murs et à la voûte de pierre.
— Où sommes-nous ?
— Il y avait une église ici autrefois. Il n’en reste que cette crypte […]
Les murs de la crypte portaient encore des restes d’une fresque antique » (les Invisibles)
Le complexe sportif : « Le complexe sportif avait été abandonné et fermé peu de temps après l’ensemble du campus » (Liparis 312)
« Elle s’empara aussitôt de la bombe et gravit les gradins en quelques secondes malgré des jambes encore endolories. D’un geste précis, rapide, habile, elle commença à dessiner des lettres sur les murs gris : Huimang » (Liparis 312)
Dans Les Invisibles, je vous invite à chercher ce décors…

Personnages et objets
« Un homme, cheveux longs presque blancs descendant sur sa veste d’officier de marine, tentait d’observer la scène […] Une jeune femme brune […] lui tenait le bras […]. Deux sabres aux manches de nacre finement ciselés étaient accrochés à ses hanches » (Soleil de sang)
« Il n’avait rien d’impressionnant […] sa longue chevelure blanche […]. Parmi les objets ainsi jetés au sol, quelques tissus finement travaillés. Un affichait de subtiles broderies, et un autre portait des décorations sur ce qui paraissait être une manche.
— On dirait une veste d’officier de marine » (Liparis 312)
Si vous avez lu Les Invisibles… Alors vous avez certainement reconnu ce personnage que le héros rencontre lors de sa quête…
« Il avait transformé le toit du bâtiment central en une vaste terrasse privative […]. Rapidement, elles arrivèrent aux abords de l’université ; parfois en groupe, parfois en couple, souvent seules» (Liparis 312)
« — En ce temps-là, j’habitais l’université […] je m’étais même installé une terrasse sur le toit… Et la nuit où tout a commencé, j’ai vu des dizaines de personnes venir se cacher dans le vieux campus » (Les Invisibles).
« — Je ne pourrais plus peindre, dit-elle […]
— Oh si, crois-moi, tu vas repeindre, et tes peintures seront encore plus belles qu’avant. Nous avons un nouveau monde à rebâtir avec nos peintures » (Liparis 312).
« Il regarda alors le chevalet, puis la fresque peinte sur le mur, ce que remarqua le Docteur.
— C’est elle qui a fait cela avec son compagnon […] dit ce dernier.
— Oui, dit-elle nous voulions redonner de la couleur au monde » (les Invisibles)

Bonne découverte de ces Mondes sans refuge !.
