Ivan Derelierre auteur
Les thèmes de mes romans

Les thèmes de mes romans

Mes romans abordent différents thèmes puisés dans l’actualité, dans mes craintes et mes espoirs. Certains se retrouvent dans tous mes romans, d’autres dans un seul…

Mes craintes en l’avenir sont au cœur de ce que mes romans tentent de dénoncer :

Les gouvernements autoritaires :

Appelons-les simplement dictatures, états policiers, ou même puissances économiques… Bref ces formes de gouvernement qui imposent leurs idées, leurs règles par la force et la manipulation des esprits.

Dans Soleil de sang, les héros font face à un entrepreneur uniquement appelé « Le Patron ». Il n’existe en effet qu’au travers de son entreprise et son projet qu’il veut mener à bien, quel que soit le prix. Rien ne peut l’arrêter, ni les meurtres ni les méthodes employées… Il est un représentant des dérives d’une forme Libéralisme pour lequel le but est plus important que l’humain. Le Patron ne peut être nommé, il n’est plus humain lui-même…

Dans Liparis 312, c’est une dictature qui nait sous nos yeux au travers du prisme de ses deux bras armés, la Police et l’Armée. Quand une dictature s’installe, elle s’attaque d’abord aux faibles puis à ceux qui peuvent réfléchir et s’opposer : Étudiants, artistes, intellectuels… Ce sont ces derniers les héros de Liparis. Ils vont croiser la route d’un de ces « faibles », un homme parmi d’autres qui lui, n’a pas les armes, les moyens, ni l’envie de lutter. Il ne peut que fuir… Mais comment fuir ? Et surtout où ?

Lorsque j’écrivais Liparis, les chaines d’actualité diffusaient en boucle la révolte des étudiants de Hong Kong… Mon roman prenait vie devant moi, mais depuis ces images se sont démultipliées à travers le monde…

Dans Les Invisibles, la dictature est en place, ou plutôt ce qui en reste. Une dictature n’a d’autre but que de s’autodétruire, inconsciemment. C’est une créature qui se nourrit de l’humain et de la société elle-même, jusqu’à la moelle… Elle ne peut que finir dans l’agonie d’un monstre assoiffé de sang qui, face à sa propre destruction, en un ultime sursaut de survie, tente d’arracher aux humains ce qui leur reste d’âme pour en comprendre la nature et, elle aussi, la voler. Elle se heurte au cœur de ce qui dresse les opposants, les résistants, contre elle : l’amour, l’amitié, la compassion, la famille… Des sentiments que toute dictature tente de détruire faute de pouvoir les ressentir.

Mileva, présente une civilisation qui n’a d’autre but que de sauver l’humanité. Du moins, c’est ce que les puissants de ce monde proclament. Mais, face à ce beau discours, l’humain perd sa personnalité. Pour atteindre ce noble but de survie, chacun doit jouer son rôle, entrer dans le moule fabriqué pour lui dès sa naissance…

Mais si mes romans nous plongent dans des civilisations inhumaines, c’est non seulement pour alerter, éveiller les lecteurs, mais aussi proclamer qu’en l’être humain il y a toujours une lumière qui brille.

C’est cette lumière, ce feu ardent, qui pousse les héros de Soleil de sang à se révolter !

Résister, espérer et Survivre !

Trois termes au cœur de tous mes romans. Résister par les armes comme dans Soleil de sang, Liparis 312 et Les Invisibles ; mais aussi en affirmant son humanité, en s’aimant simplement comme Elea et Aedan dans Liparis 312, comme Chris et Marie, Abel et Ana dans Soleil de sang ou encore Yann et Divi dans Les Invisibles…

Autre thème important au sein de mes romans : l’humain face au progrès et à a technologie.

Soleil de sang aborde le sujet de la manipulation génétique ; Les Invisible va encore plus loin en imaginant des créatures mi- humaine mi- machine.

Mileva s’interroge sur le rôle futur des intelligences artificielles.

À chaque fois, la question est la même : jusqu’où peut aller ce progrès ? reprenant finalement l’affirmation d’un des plus grands auteurs de science-fiction à s’être penché sur le rôle de technologie et son impact (avec Arthur C.Clark (2001, l’odyssée de l’espace) ; Philip K. Dick (Blade Runner)…) : Isaac Asimov (auteur du cycle des robots)

 

A vos agendas !